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Acheter une résidence secondaire en 2026 : le guide

Acheter une résidence secondaire en 2026 : le guide

Mis à jour le
29 juin 2026
7 minutes
Residence secondaire
Sommaire
En introduction

Acheter une résidence secondaire consiste à acquérir un second logement à usage personnel occasionnel. En 2026, elle peut être détenue en nom propre, en SCI ou en SARL de famille, chaque structure ayant ses règles de fiscalité et de transmission. Son coût de détention atteint souvent 1 à 2 % de la valeur du bien par an, et sa revente est taxée à 36,2 % avant abattements pour durée de détention.

Acheter une résidence secondaire est souvent un projet de cœur avant d'être un projet de raison. La maison en Bretagne, l'appartement à la montagne, le pied-à-terre près de la mer. Le désir est légitime, mais 3 questions décident vraiment de la réussite du projet : combien cela coûte chaque année, comment on l'achète, et si l'on compte la louer.

Le coût de détention d'une résidence secondaire

Contrairement à un investissement locatif, une résidence secondaire ne génère aucun revenu si vous l'occupez vous-même. Elle ne fait que coûter, qu'elle soit habitée ou non. La taxe foncière, comme tout propriétaire. Mais surtout la taxe d'habitation, supprimée sur les résidences principales et toujours due ici, avec une majoration qui atteint 60 % du taux de base dans de nombreuses communes en zone tendue. S'ajoutent les charges, l'assurance, le chauffage d'un logement occupé par intermittence, et l'entretien.

Les professionnels retiennent un repère simple : prévoir chaque année 1 à 2 % de la valeur du bien pour l'entretien courant. Pour une maison à 200 000 euros, cela fait 2 000 à 4 000 €, et la fourchette grimpe jusqu'à 5 % avec une piscine ou une exposition au vent marin. Taxes et charges comprises, le budget de fonctionnement dépasse souvent 4 000 à 6 000 € par an, hors crédit éventuel, pour un bien que vous occupez peut-être six à huit semaines.

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Le piège de la maison inoccupéeMême vide, une résidence secondaire se dégrade plus vite : humidité, pannes non détectées, végétation envahissante. Et depuis 2026, les biens classés F ou G au DPE doivent engager des travaux de rénovation énergétique pour rester louables. La hausse des prix des matériaux alourdit une facture déjà sous-estimée à l'achat.

Comment acheter sa résidence secondaire : en propre, en SCI ou en SARL de famille ?

L'achat en nom propre reste le plus simple. Aucune structure à créer, aucune comptabilité, aucune annonce légale. Pour un couple qui achète seul une maison de vacances qu'il compte garder, c'est souvent le bon choix. À l'inverse, dès qu'on achète à plusieurs ou qu'on pense transmission, le nom propre montre vite ses limites : pas de démembrement souple, et un bien qui se donne en une seule fois.

L'indivision s'impose par défaut quand plusieurs personnes achètent sans structure. Elle est simple à constituer, mais fragile : les décisions importantes exigent souvent l'unanimité, et n'importe quel indivisaire peut réclamer le partage, donc forcer la vente. Pour une maison de famille destinée à durer, c'est précisément ce qu'on veut éviter.

La SCI est donc souvent l'outil de référence pour acheter à plusieurs et préparer la transmission. Le bien appartient à la société, chacun détient des parts, et les statuts organisent la gouvernance et l'usage. Surtout, elle permet de transmettre progressivement par donation de parts, en profitant de l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, et de minorer la valeur taxable via le démembrement. Un couple avec une maison à 400 000 € peut ainsi sortir le bien de sa succession en plusieurs vagues, presque sans droits. Le revers : au moins deux associés obligatoires, des formalités, une comptabilité, et une responsabilité illimitée des associés sur les dettes de la SCI.

La SARL de famille ne se justifie que dans un cas précis, mais important : si vous comptez louer en meublé.

Mode de détentionPour quiAtout principalLimite
Nom propreAchat seul ou en coupleSimplicité totaleTransmission rigide
IndivisionAchat à plusieurs sans projet longAucune formalitéVente forçable
SCI (à l'IR)Famille, transmissionDonation de partsComptabilité, 2 associés
SARL de familleLocation meublée en familleMeublé sans bascule ISSociété commerciale

SCI à l'IR ou à l'IS ?

Si vous partez sur une SCI, reste à choisir son régime fiscal, et c'est une décision quasi définitive. L'option pour l'IS est irrévocable depuis 2019 (article 239 du CGI) : une erreur peut coûter cher.

À l'IR, la SCI est transparente. Tant que la résidence secondaire ne génère aucun revenu, il n'y a presque rien à déclarer, et à la revente, le bien profite des abattements pour durée de détention des particuliers, avec exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. C'est le régime conseillé dans la grande majorité des SCI familiales patrimoniales.

À l'IS, la société peut amortir le bien et réduire l'impôt pendant l'exploitation locative. Mais à la revente, la plus-value professionnelle ne bénéficie d'aucun abattement pour durée de détention, et l'amortissement déjà déduit alourdit encore la note. Pour une résidence secondaire qu'on garde longtemps et qu'on revend un jour, l'IS se révèle souvent piégeux. Il ne s'envisage que dans des stratégies précises, à valider avec un professionnel.

Un point patrimonial à connaître : détenir le bien en SCI fait perdre l'abattement de 30 % d'IFI réservé à la résidence principale, mais la détention de parts peut ouvrir une décote d'illiquidité de 10 à 20 % sur leur valeur. Sur une résidence secondaire, qui n'a de toute façon pas droit à l'abattement de 30 %, cette décote joue plutôt en votre faveur.

Peut-on louer sa résidence secondaire?

Oui, et c'est même ce que font beaucoup de propriétaires pour absorber les charges. Mais la façon de louer change tout fiscalement.

Première règle : la location d'une résidence secondaire est presque toujours une location meublée, puisque le bien est équipé. Les loyers relèvent alors des bénéfices industriels et commerciaux, pas des revenus fonciers. Pour un bien détenu en nom propre, cela ouvre le statut LMNP, avec ses deux régimes : le micro-BIC et son abattement de 50 % sous 77 700 € de recettes, ou le réel, qui permet de déduire les charges et d'amortir. Sur un bien peu loué, le micro-BIC suffit. Dès que la location devient régulière, le réel optimise nettement.

Deuxième règle : la location meublée est incompatible avec une SCI à l'IR. La location nue est une activité civile, la location meublée une activité commerciale. Si une SCI à l'IR loue en meublé au-delà d'une tolérance d'environ 10 % de ses recettes, elle bascule automatiquement à l'IS, de façon irrévocable, avec perte des abattements sur la plus-value et risque de redressement sur les trois années précédentes. Autrement dit, mettre sa maison de SCI familiale sur une plateforme de location saisonnière peut faire sauter tout le montage patrimonial.

C'est précisément pour cela que la SARL de famille existe : elle permet la location meublée entre membres d'une même famille tout en restant à l'IR, en conservant l'amortissement. Pour qui veut détenir à plusieurs un bien voué à la location meublée, c'est souvent le bon véhicule. Pour un bien loué en meublé détenu seul, la détention en direct en LMNP reste la plus simple.

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SCI à l'IR + location meublée = dangerLouer en meublé via une SCI à l'IR au-delà de 10 % des recettes fait basculer la société à l'IS, de manière irréversible, avec perte des abattements pour durée de détention. Pour louer en meublé à plusieurs, passez par une SARL de famille. Pour louer seul, restez en LMNP en direct. Ne mettez jamais une maison de SCI familiale en location saisonnière sans avoir validé le montage. La SARL de famille aura un coût de gestion (comptabilité, cotisations sociales minimum pour le gérant...). Vérifiez votre montage avec votre expert comptable et votre notaire !

Louer en optimisant : les bons réflexes

Quelques points font la différence entre une location qui allège le budget et une qui crée des ennuis.

Faire classer le bien en meublé de tourisme améliore la fiscalité : l'abattement micro-BIC reste plus favorable pour un meublé classé que pour un non classé, désormais limité à 30 % sous 15 000 euros de recettes. Le classement coûte 150 à 300 euros et peut changer votre régime.

Vérifier la réglementation locale avant d'acheter, et pas après. Paris, Nice, Saint-Malo, Annecy et un nombre croissant de communes littorales imposent quotas, autorisations préalables ou compensations pour la location courte durée. Un bien que vous comptiez louer 40 semaines peut s'avérer bridé à quelques-unes.

Anticiper le coût de gestion. Une conciergerie facture 20 à 30 % des revenus locatifs, plus le ménage et le linge. Sur un bien éloigné, ces frais peuvent transformer un rendement théorique séduisant en cash-flow proche de zéro. Le calcul doit se faire net, pas brut.

Quelle fiscalité à la revente ?

C'est la différence majeure avec la résidence principale, totalement exonérée. La résidence secondaire, non : sa plus-value est taxée à 36,2 %, soit 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Des abattements pour durée de détention réduisent l'addition à partir de la sixième année, avec exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. Au-delà de 50 000 euros de plus-value nette par vendeur, une surtaxe de 2 à 6 % s'ajoute.

Un bien acheté 180 000 euros et revendu 290 000 euros après seize ans dégage une plus-value brute d'environ 69 500 euros, une fois le prix d'achat majoré des forfaits de frais et de travaux. Après abattements, l'impôt reste de plusieurs milliers d'euros. Revendu après cinq ans, le même bien aurait été taxé sur la quasi-totalité du gain.

Un point à surveiller pour 2026 : un amendement budgétaire a évoqué de ramener l'exonération d'impôt sur le revenu de 22 à 17 ans, et d'autres pistes de surtaxe annuelle circulent. À la mi-2026, aucun de ces textes n'est promulgué dans ces versions. Les règles actuelles restent applicables, mais le sujet bouge vite et mérite une vérification avant toute vente.

Durée de détentionImpôt sur le revenu (19 %)Prélèvements sociaux (17,2 %)
Moins de 6 ansPleinPlein
22 ansExonéréPartiel
30 ansExonéréExonéré

Résidence secondaire ou placement immobilier ?

Une résidence secondaire est un bien de jouissance, pas un investissement. Elle coûte, ne rapporte rien tant que vous l'occupez, et sa fiscalité de revente est lourde. La louer change un peu la donne, mais transforme le projet de plaisir en petite activité de gestion, avec ses contraintes.

Si votre objectif est patrimonial, donc faire travailler votre argent dans la pierre, la résidence secondaire est rarement le bon véhicule. Un investissement immobilier locatif, des SCPI ou de l'immobilier fractionné répondent mieux à cet objectif : ils génèrent des revenus, se diversifient, et n'immobilisent pas un capital sur un bien peu utilisé. L'immobilier fractionné, par exemple, donne accès à des actifs commerciaux loués à des enseignes, dès 500 euros, sans charges de détention, sans taxe d'habitation, et sans montage juridique à monter. Pour situer ces options entre elles, notre comparatif sur où placer son argent donne une vue d'ensemble.

Rien n'interdit d'avoir les deux logiques. Mais il faut savoir laquelle on poursuit, et ne pas demander à un pied-à-terre de vacances de jouer un rôle de placement qu'il n'aura jamais.

Notre avis Tantiem

Acheter une résidence secondaire est un beau projet, à condition de l'assumer pour ce qu'il est : un achat de plaisir et d'usage, pas un investissement. Si vous l'occupez souvent, si vous comptez la garder longtemps ou la transmettre, soignez le montage dès le départ : SCI à l'IR pour la famille, SARL de famille si vous louez en meublé, et jamais de meublé dans une SCI à l'IR. Si vous l'imaginez surtout comme un placement qui prendra de la valeur, le coût de détention et la fiscalité de revente risquent de vous rattraper. Parmi les personnes que nous accompagnons, certaines arrivent après avoir mesuré ce coût : elles veulent rester exposées à l'immobilier, sans une maison vide à entretenir dix mois par an. L'immobilier fractionné répond à ce besoin, avec une exposition à la pierre dès 500 euros et un rendement net moyen de 6,8 % observé sur nos projets. La liquidité y reste limitée, comme pour tout actif immobilier.

Faut-il acheter une résidence secondaire en 2026 ?

Début 2026, les mises en vente de résidences secondaires ont fortement augmenté, sous l'effet de la pression fiscale et des coûts de détention.

Posez les trois questions dans l'ordre. Combien cela coûte chaque année, une fois tout additionné. Comment vous l'achetez, car la structure se choisit avant la signature, pas après. Et si vous comptez la louer, avec le bon véhicule pour ne pas faire sauter votre fiscalité. Si les réponses tiennent debout et que le plaisir d'usage prime, achetez sereinement. Si le bien doit surtout prendre de la valeur, d'autres formes d'immobilier le feront mieux, sans la maison à chauffer ni la pelouse à tondre à 300 kilomètres de chez vous :)

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Tantiem est la première plateforme française d'immobilier fractionné agréée AMF. Investissez collectivement dans des commerces et biens résidentiels soigneusement sélectionnés, et percevez des revenus locatifs sans aucune contrainte de gestion.
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