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Où placer son argent en 2026 ? Le guide complet

Où placer son argent en 2026 ? Le guide complet

04 mars 2026
10 minutes
Finances personnelles
Sommaire

Comment placer son argent en 2026 ? La question mérite qu'on y réponde avec méthode. Ce guide 2026 non exhaustif, régulièrement mis à jour par l'équipe de Tantiem, vous propose une liste des meilleurs types de placements disponibles, des conseils* pour comparer les rapports rendement / risque, et notre démarche pour identifier les solutions rentables adaptées à chaque situation personnelle : épargne de sécurité, investissement à long terme, défiscalisation, diversification ou solutions pour placer votre argent à court terme. Que vous soyez salarié, entrepreneur ou jeune actif cherchant à placer de l'argent pour la première fois, bonne lecture !

*Petit rappel légal : cet article n'est pas un conseil en investissement — et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le phénomène est suffisamment rare pour être mentionné : en 2025, quasiment tous les épargnants ont vu leur argent fructifier, qu'ils aient opté pour des placements sûrs à capital garanti — livret A, fonds en euros, l'immobilier en SCPI ou fractionné, ou qu'ils se soient aventurés sur les marchés financiers ou les fonds d'investissement. L'or a été la grande star de l'année, avec une progression de près de 44 % sur les onze premiers mois (avant une baisse notable début 2026). Ce n'était pourtant pas le scénario attendu : la plupart des gérants misaient sur une fin rapide de la guerre en Ukraine, de nature à rassurer les marchés et à réduire l'attrait de l'or comme valeur refuge. Un an plus tard, le conflit se poursuit, le Moyen-Orient s'embrase ces dernières semaines et le métal précieux reste porté par la demande soutenue des banques centrales, notamment la banque centrale chinoise.

Derrière l'or, toutes les actions ont affiché une forte progression : +13 % pour le CAC 40, +16 % pour le S&P 500 américain et jusqu'à +26 % pour le Nikkei japonais. L'immobilier fractionné, porté par des plateformes comme Tantiem, s'impose quant à lui comme une alternative de plus en plus prisée.

Miser sur les actions et les nouvelles formes d'investissement immobilier

En 2026, les actions devraient rester globalement un placement attractif, même si leur progression devrait être plus modérée. Les principaux risques identifiés l'an passé — notamment celui d'une récession aux États-Unis — semblent aujourd'hui s'éloigner. Les prévisions de bénéfices des entreprises s'accélèrent outre-Atlantique et l'impact des droits de douane de Trump sur le commerce mondial s'avère beaucoup plus limité que craint. Nombre de gérants estiment par ailleurs que plusieurs secteurs demeurent sous-valorisés : la santé, l'énergie, les services financiers ou encore les entreprises de taille moyenne. Investir en bourse reste donc pertinent, à condition de garder une vision de long terme et de bien définir son profil d'investisseur en amont !

Du côté des marchés obligataires, en revanche, la fête semble belle et bien terminée. Le mouvement de baisse des taux — favorable aux fonds investis en obligations — paraît se tarir, ce qui entraîne mécaniquement une diminution du rapport rendement/risque de ces supports. Ils conservent toutefois leur utilité dans une stratégie adaptée et diversifiée, notamment pour les profils prudents ou équilibrés. L'arbitrage entre actions et obligations reste l'une des principales règles à maîtriser pour tout investisseur français sérieux.

Quant aux placements sans risque — livrets, comptes à terme —, ils subiront les effets du recul de l'inflation et de la baisse des taux directeurs des banques centrales. Leur niveau de risque nul reste un atout pour l'épargne de précaution, mais leur potentiel de rendement élevé n'est plus d'actualité.

L'immobilier classique enfin, traverse toujours une période de transition. Malgré la stabilisation des taux d'emprunt en 2025 (3,24 % en moyenne sur 20 ans début décembre, selon le courtier Cafpi) et la légère baisse des prix amorcée en 2024, le marché commence seulement à retrouver de l'allant. Après deux ans de crise, des opportunités d'achat émergent pour les investisseurs patients… mais les réglementations restent très contraignantes.

L'épargne immobilière via de nouvelles formes, telle que l'immobilier fractionné proposé par Tantiem, devient, dans ce contexte, une piste de plus en plus prisée par les investisseurs. De nouvelles sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) se sont également créées pour proposer un accès à l'immobilier plus simple et plus accessible. Nous passons en revue ci-dessous les principaux placements existants.

Placements sans risque en 2026 : livrets, fonds euros et comptes à terme

Malgré la série de baisses de taux directeurs amorcée par la Banque centrale européenne depuis juin 2024, la plupart des placements sans risque sont restés assez attractifs en 2025. Mais la diminution des rendements s'accélère désormais. Les livrets et comptes bancaires, voire les fonds en euros, doivent désormais être considérés uniquement comme de l'épargne de précaution et des produits d'attente. Si votre horizon de placement dépasse deux à trois ans, il sera judicieux d'introduire une part de risque dans votre portefeuille en vous intéressant par exemple aux marchés financiers ou à l'immobilier "papier". Voici notre sélection des principaux supports, des placements à court terme aux solutions à long terme.

Livret A : de moins en moins brillant

Le rendement du Livret A dépend du niveau du marché monétaire et de l'inflation du semestre précédent — soit entre juillet et décembre 2025 — pour le taux applicable à partir du 1er février 2026. Actuellement fixé à 1,70 %, ce taux devrait reculer. « La prévision la plus raisonnable, à cette date, est de 1,50 % », estime Éric Dor, directeur des études économiques de l'Iéseg School of Management. Cette rémunération, nette d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales, resterait toutefois supérieure à l'inflation, attendue autour de 1,30 % en 2026. Sur un an, le rendement du Livret A aura tout de même été divisé par deux. Ce petit placement confirme ainsi son rôle principal : abriter l'épargne de précaution destinée à faire face aux imprévus du quotidien. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) connaîtra la même évolution, avec un plafond plus modeste (12 000 €, contre 22 950 € pour le Livret A).

Superlivrets : des opportunités sur quelques mois seulement

Les superlivrets sont des livrets bancaires non réglementés dont le taux est fixé librement par chaque établissement. Ils offrent un rendement attractif — entre 3 et 5 % — mais uniquement sur une durée limitée (souvent de 2 à 6 mois), avant de retomber à des niveaux plus ordinaires, autour de 1,5 à 2 % brut par an. À titre d'exemple simple, Renault Bank propose son livret Zesto à 4 % pendant 3 mois (pour des versements entre 500 € et 100 000 €), avant de revenir à un taux de base de 2 %. Une prime de 40 € est versée si l'encours minimal de 40 000 € est maintenu jusqu'au 31 mai 2026. Attention : contrairement aux livrets réglementés, les superlivrets sont fiscalisés au PFU de 30 %, ce qui réduit sensiblement le rendement net. L'erreur à éviter est de confondre taux brut affiché et rendement réel. Ce support est adapté pour placer des liquidités pendant quelques mois, dans l'attente d'un projet d'investissement défini.

Livret d'épargne populaire (LEP) : si vous y avez accès

Le LEP est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas certains plafonds (par exemple, 35 013 € pour un couple en 2025). Il est possible d'en ouvrir un par personne, soit deux par foyer fiscal, avec un plafond de versement de 10 000 €. Son taux, actuellement fixé à 2,7 %, devrait légèrement diminuer pour s'établir autour de 2,5 % en février 2026. Malgré cette baisse, le LEP demeure un placement clé pour les personnes éligibles, qui ont tout intérêt à le garder en tête comme priorité face aux autres livrets. À noter : contrairement aux banques traditionnelles, la plupart des banques en ligne — et même certaines enseignes comme le Crédit Agricole dans certaines caisses régionales — ne le proposent pas toujours en accueil de nouveaux clients.

Compte à terme : utile pour sécuriser un rendement

Ce placement financier non réglementé, accessible à partir de quelques milliers d'euros, est rarement mis en avant pour les particuliers par les services bancaires classiques. « La majorité du marché se concentre actuellement sur une rémunération comprise entre 2 et 2,20 %, mais il est possible d'obtenir davantage », indique Karen-Laure Mrejen, fondatrice de la plateforme Swaive, spécialisée dans les placements sans risque. Il est possible de souscrire pour une durée allant de 6 mois à 5 ans, et le taux est garanti pendant toute la durée choisie — un atout dans un contexte de baisse des taux. En contrepartie, si vous devez récupérer votre argent avant l'échéance, des pénalités de sortie anticipée s'appliquent systématiquement, avec une réduction du rendement pouvant aller de 25 à 75 %.

Fonds en euros : pour profiter des bonus des assureurs

Après une année 2024 en demi-teinte (rendement moyen de 2,50-2,60 %), la rémunération nette des fonds en euros des contrats d'assurance vie devrait s'afficher en hausse en 2025. Le cabinet Facts & Figures anticipe un taux moyen brut de 2,65 %, soit un retour au niveau de 2023 — ce qui en fait le placement sans risque le plus rentable du moment. Les meilleurs fonds en euros pourraient atteindre entre 3,50 et 3,75 % en 2025. En investissant une partie de l'épargne en unités de compte, il est même possible de viser 5 % de rendement. C'est l'objectif affiché par le courtier Meilleurtaux sur le fonds Essentiel Vie (3,6 % sur le fonds en euros, augmenté d'une bonification de 1,4 point sous réserve d'un versement minimal de 10 000 €, dont 30 % en unités de compte). Les frais d'entrée restent un critère essentiel à comparer avant de souscrire.

Plan d'épargne logement (PEL) : des rendements qui ont fondu

En 2025, les PEL nouvellement souscrits ne rapportent que 1,75 % brut (soit 1,22 % net) — bien en dessous des plans ouverts en 2024 (2,25 %) ou 2023 (2 % brut). Ce taux sera encore plus bas en 2026. Certes, la rémunération est connue dès l'ouverture et fixée pour toute la durée du plan (15 ans maximum), avec un plafond élevé (61 200 €). Mais à ces niveaux, ce support n'est plus réellement intéressant dans une gamme de placements modernes. Les détenteurs de PEL ouverts à partir de 2011 (au taux de 2,5 %) doivent être vigilants : ils atteignent leur quinzième anniversaire en 2026 et seront automatiquement clôturés. Pour éviter de voir les fonds basculer vers un compte courant sous-rémunéré, mieux vaut anticiper et réinvestir vers un placement plus attractif, comme les fonds en euros.

▶ La stratégie efficace — Investir avec l'épargne programmée
Placer son argent de façon régulière — chaque mois ou chaque trimestre — reste la stratégie la plus efficace pour se constituer un capital sur le long terme. Cette démarche s'applique aux fonds en euros, aux unités de compte d'un contrat d'assurance vie, aux SCPI et à l'immobilier fractionné, et même à l'achat d'actions via des courtiers comme Bux, IG ou Trade Republic. Les intérêts ou dividendes peuvent être réinvestis automatiquement pour créer un effet « boule de neige ». Sur les marchés financiers, cette méthode permet de lisser les niveaux d'entrée et de limiter le risque de perte en capital.

Investissement immobilier en 2026 : SCPI, fractionné et déficit foncier

Le marché immobilier redémarre timidement. On recense 921 000 transactions dans l'ancien sur douze mois — un niveau inédit depuis 2022 — avec une demande en progression de 9 % et des prix en légère hausse (+0,7 %), portés par des taux d'emprunt stabilisés. Mais les investisseurs restent pénalisés par une fiscalité élevée. En attendant d'éventuelles évolutions législatives pour le budget 2026, voici les investissements immobiliers les moins exposés à une réforme — et les plus pertinents selon différents profils.

Immobilier fractionné : la nouvelle solution accessible — focus sur Tantiem

Longtemps réservé aux investisseurs disposant de capitaux importants, l'investissement immobilier s'ouvre aujourd'hui aux particuliers grâce à l'immobilier fractionné. Ce mécanisme repose sur la prise de participation dans un bien immobilier — résidentiel ou commercial — aux côtés d'autres investisseurs, pour un ticket d'entrée pouvant démarrer à quelques centaines d'euros. Tantiem s'est imposée comme la solution de référence dans ce domaine en France. Elle permet d'investir dans l'immobilier sans avoir à gérer soi-même un bien, avec un retour sur investissement potentiel compris entre 6 et 10 % par an selon les projets sélectionnés. En matière de niveau de risque, l'immobilier fractionné se positionne entre les SCPI et le crowdfunding immobilier, avec une diversification géographique et thématique facilitée. Pour les jeunes épargnants ou les salariés souhaitant investir dans l'immobilier sans capital minimum important, c'est une entrée en matière idéale !

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Crowdfunding immobilier : du financement participatif à surveiller fortement

Le financement participatif immobilier (crowdfunding immobilier) permet d'apporter des fonds à des promoteurs ou marchands de biens en échange d'un taux de rendement fixé à l'avance, généralement entre 8 et 12 % brut sur 12 à 24 mois. Mais le risque de perte en capital est réel : retards de livraison, défaillance du promoteur, retournement du marché local... Les plateformes agréées (disposant du statut PSFP) offrent un cadre légal solide, mais elles ne garantissent ni le capital ni les rendements annoncés. C'est une chose à garder impérativement en tête.

Ancien avec travaux : profiter du déficit foncier

Acheter dans l'ancien en réalisant d'importants travaux de rénovation reste une stratégie d'investissement pertinente, grâce au mécanisme du déficit foncier. Le régime « réel » permet de déduire jusqu'à 10 700 € de votre revenu global, voire 21 400 € si vous réalisez certains travaux de rénovation énergétique. Ce « super déficit » devait prendre fin cette année, mais il pourrait être prorogé de deux ans. Avant d'investir, soyez sélectif sur l'emplacement et ne surpayez pas le bien : le coût d'une rénovation complète est estimé entre 1 000 et 1 500 €/m². « L'intérêt du déficit foncier peut être renforcé en le cumulant avec le dispositif Denormandie ou Loc'Avantages », souligne Pierre Brunet, fondateur du cabinet Alter Invest.

Denormandie : possible dans des zones tendues

Clone du défunt dispositif Pinel+, le régime Denormandie offre une réduction d'impôt de 12 % du coût de l'opération (plafonné à 300 000 € et 5 500 €/m²) pour un engagement locatif de 6 ans, 18 % pour 9 ans et 21 % pour 12 ans. Seules 1 700 villes labellisées « Action Cœur de Ville » ou situées en zone ORT sont éligibles. Des travaux représentant au moins 25 % du prix d'achat sont exigés. « Si vous investissez dans une petite ville en passant par un opérateur, vérifiez à ne pas surpayer le bien », met en garde Pierre Brunet.

Loc'Avantages : responsable et rentable

Le dispositif Loc'Avantages ouvre droit à une réduction d'impôt variable selon le mode de gestion et le niveau de décote du loyer. En confiant la gestion à une agence immobilière à vocation sociale (AIS/AIVS), vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 20 % des loyers en Loc1 (décote de 15 %), de 40 % en Loc2 (décote de 30 %) et de 65 % en Loc3 (décote de 45 %). Le locataire bénéficie d'un suivi social et de la garantie Visale, qui couvre jusqu'à 36 mois d'impayés. Les simulations du cabinet Alter Invest montrent que la rentabilité d'une location Loc'Avantages est généralement supérieure à celle d'une location classique, y compris dans des métropoles comme Nice ou Paris.

Résidences-services : pour la rentabilité

Malgré une réputation entachée par quelques scandales (comme ceux touchant Orpéa), les résidences-services restent intéressantes, notamment à la revente. Le ticket d'entrée est modéré : de 70 000 à 150 000 €. Les rendements nets sont élevés : de 5 à 6 % pour les EHPAD, de 5 à 5,5 % pour les résidences seniors, et de 4,7 à 5,20 % pour les résidences étudiantes. « L'emplacement est primordial : centre-ville et transports pour les EHPAD, commerces et vie sociale pour les résidences seniors, proximité des campus pour les résidences étudiantes », détaille Édouard Fourniau, président de Consultim Groupe.

Nue-propriété : investir sans pression fiscale

Il est possible d'acheter la nue-propriété d'un logement pour une durée limitée (15 à 17 ans). À l'échéance, vous en devenez automatiquement propriétaire, sans frais ni fiscalité. L'avantage principal est une décote de 20 à 35 % sur le prix — correspondant aux loyers que vous ne percevrez pas pendant le démembrement. La société Perl propose par exemple 37 % de décote sur un programme à Cabourg sur 15 ans. Ce montage est idéal pour préparer sa retraite ou transmettre un patrimoine en optimisant les droits de donation.

Bourse et marchés financiers : comment investir en 2026

L'année 2025 aura été un bon millésime pour les marchés financiers, en dépit de nombreuses turbulences : droits de douane massifs décrétés par Donald Trump, crise politique en France, baisse du dollar... En 2026, malgré les incertitudes, les marchés financiers devraient offrir des opportunités, à condition de conserver un portefeuille diversifié et d'adapter son allocation à sa tolérance au risque. Avant de prendre position, il reste utile de s'appuyer sur des ressources comme le site de l'AMF. Nous vous invitons également à consulter un conseiller financier pour toute décision engageant une part significative de votre patrimoine privé.

Actions : viser les grandes valeurs européennes

« Même si les perspectives économiques ne sont pas encourageantes, il faut regarder du côté de l'Europe pour se diversifier et se protéger de la volatilité des marchés américains », estime Nadège Dufossé, responsable de l'allocation d'actifs chez Candriam. L'Europe devrait bénéficier du plan d'investissement allemand (500 milliards d'euros) et du plan de défense européen. Les sociétés européennes restent par ailleurs moins bien valorisées que leurs homologues américaines. Le choix le plus pratique reste les ETF répliquant des indices comme l'EuroStoxx 50 ou le MSCI EMU. Le PEA représente ici le cadre fiscal le plus avantageux pour un investisseur français souhaitant investir en bourse sur le long terme.

Secteurs porteurs : cap sur la banque et l'assurance

Dans l'environnement actuel, l'intérêt pour la stratégie dite « value » — qui consiste à identifier des actions sous-évaluées par rapport au marché — s'est renforcé. Parmi les secteurs porteurs, les valeurs bancaires méritent toujours attention : une consolidation est en cours en Europe, notamment en Italie et en Espagne. « Avec le vieillissement de la population, des activités comme la gestion de patrimoine vont profiter du transfert de l'épargne », précise Pierre-Alexis Dumont (Sycomore AM). Les secteurs de l'énergie et des infrastructures sont également à surveiller, portés par les besoins en électricité liés à l'intelligence artificielle.

Marché américain : investir en s'éloignant de la tech

La croissance américaine devrait atteindre 1,9 % en 2026 selon Amundi. Mais la concentration des grandes valeurs tech interroge. « Il faut diversifier vers les fournisseurs de centres de données, les fabricants de composants et les éditeurs de logiciels », prévient Kevin Thozet (Carmignac). Pour limiter la prise de risque liée à l'IA, il est possible de choisir des ETF basés sur le S&P 500 à pondération équipondérée, où chaque action a le même poids quel que soit le niveau de capitalisation.

Petites et moyennes valeurs : encore une carte à jouer

Le segment des petites et moyennes valeurs retrouve de la vigueur, surtout en Europe. À fin octobre 2025, l'indice MSCI Europe Small Cap progressait de près de 14,75 % sur un an. « Le plan de relance allemand est très positif pour ces valeurs, davantage exposées au marché intérieur européen que les grandes entreprises », note Don Fitzgerald, gérant du fonds DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe.

Obligations d'État : un placement de bon père de famille

Peu accessibles directement aux particuliers, les obligations d'État sont très présentes dans les portefeuilles via les fonds en euros et les fonds spécialisés disponibles en assurance vie ou dans les PER. « Le marché retrouve de l'appétit pour la dette d'État. Aux États-Unis, la Fed pourrait procéder à six révisions de taux en 2026, ce qui permettrait de porter le rendement des portefeuilles entre 4 et 4,5 %, avec un risque limité », précise François Collet, directeur de la gestion chez DNCA Finance.

Obligations d'entreprises : toujours du potentiel, mais en baisse

Depuis fin 2022, le marché des obligations d'entreprises (crédit ou corporate) connaît un véritable état de grâce : en 2023 et 2024, de nombreux fonds ont réalisé des performances proches, voire supérieures, à 10 %. « Il sera plus compliqué de dégager un bon rendement en 2026, mais nous avons plusieurs options : privilégier des émetteurs aux bilans de très grande qualité, ou diversifier avec des obligations convertibles en actions », explique Ismaël Lecanu, gérant du fonds DNCA Invest Credit Conviction.

▶ Notre bon plan — Profiter de la gestion pilotée

Assurance vie, PER ou épargne salariale : la gestion pilotée s'impose progressivement. L'épargnant choisit son profil d'investisseur (défensif, équilibré, dynamique, agressif) et délègue la gestion de l'allocation à un expert. Certains assureurs permettent de combiner plusieurs gestions pilotées. Attention aux frais de gestion : comptez de 0,20 à 0,70 % de majoration annuelle selon les contrats.

Matières premières : or, cuivre et argent en hausse

La performance de l'or a surpris tout le monde cette année. Le métal précieux a largement dépassé les 4 300 dollars l'once, et certains analystes estiment qu'il pourrait frôler les 5 000 dollars en 2026. « Près de la totalité des banques centrales ont annoncé, en juin 2025, vouloir soit garder de l'or, soit continuer à en acheter », fait remarquer Alexandre Carrier, gérant du fonds DNCA Invest Strategic Resources. L'Agence internationale de l'énergie estime que la demande de cuivre devrait augmenter de 7 % par an sur les cinq prochaines années.

Capital-investissement : pour doper l'assurance vie ou l'épargne retraite

Quasi inaccessibles il y a encore cinq ans, les fonds investis dans des sociétés non cotées (private equity ou capital-investissement) s'imposent progressivement. La loi Industrie verte y a largement contribué : depuis octobre 2024, elle oblige les gérants à en intégrer dans les gestions pilotées à horizon des PER et dans les contrats d'assurance vie. Des noms comme Ardian, Andera, Eiffel, Eurazeo, EQT, Isatis ou NextStage AM figurent désormais dans de nombreux contrats. Plutôt que les fonds millésimés à durée de vie fixée, privilégiez les FCPR « evergreen » sans échéance. Leurs parts peuvent être revendues grâce à une poche de 10 % d'actifs liquides, mais cette option de rachat n'est souvent possible qu'après quelques années de détention.

FAQ — Questions fréquentes sur les placements 2026

Quel est le meilleur placement en 2026 pour un débutant ?

Pour un premier investissement, privilégiez une épargne de précaution sur Livret A ou LEP (si éligible), puis diversifiez progressivement vers des supports comme l'assurance vie en fonds euros ou l'immobilier fractionné via Tantiem, accessible dès 100€ sans contrainte de gestion.

Vaut-il mieux investir en bourse ou dans l'immobilier en 2026 ?

Les deux sont complémentaires. La bourse offre plus de liquidité et de potentiel de hausse à court terme, l'immobilier apporte de la stabilité et des revenus réguliers. Un portefeuille équilibré combine idéalement les deux — par exemple ETF Europe + immobilier fractionné Tantiem.

Comment placer 10 000€ intelligemment en 2026 ?

Une allocation raisonnable : 2 000€ sur Livret A (épargne de précaution), 3 000€ en assurance vie fonds euros, 3 000€ en ETF actions européennes via PEA, 2 000€ en immobilier fractionné (Tantiem) pour viser 6,8% net. À adapter selon votre profil de risque.

Le Livret A est-il encore utile en 2026 ?

Oui, mais uniquement pour l'épargne de précaution (3 à 6 mois de dépenses). Son taux devrait descendre à 1,50% en février 2026 — insuffisant pour faire fructifier un capital à long terme.

L'immobilier fractionné Tantiem est-il risqué ?

Il se positionne entre les SCPI et le crowdfunding en termes de risque. Tantiem investit sur des actifs physiques (commerces, restaurants) avec hypothèque de premier rang. Le capital n'est pas garanti, mais le cadre réglementaire est solide — la plateforme est agréée AMF (PSFP FP-2025-03).

Quelle différence entre SCPI et immobilier fractionné ?

Les SCPI sont des fonds collectifs avec des frais d'entrée élevés (8-12%) et une liquidité limitée. L'immobilier fractionné Tantiem démarre dès 100€, sans frais d'entrée, avec une transparence totale sur chaque bien. Les rendements sont comparables (6-7% net), mais Tantiem offre plus de flexibilité pour les petits investisseurs.

Faut-il investir dans l'or en 2026 ?

L'or a progressé de 44% en 2025. Il peut représenter 5 à 10% d'un portefeuille diversifié, via des ETC disponibles sur compte-titres — mais pas davantage, en raison de sa volatilité.

Qu'est-ce que le capital-investissement ?

Les fonds investis dans des sociétés non cotées (private equity) s'imposent progressivement depuis la loi Industrie verte (2024). Ils permettent de diversifier un portefeuille avec des actifs moins sensibles aux variations boursières, à condition d'accepter une durée de détention de plusieurs années.

Quelle stratégie adopter en 2026 ?

Que vous soyez jeune actif, salarié cherchant à épargner pour sa retraite, ou entrepreneur souhaitant faire fructifier son argent, 2026 exige une stratégie adaptée, réfléchie et diversifiée. Il n'existe pas de placement universel : tout dépend de votre tolérance au risque, de votre horizon de placement, de votre pouvoir d'achat et de vos objectifs personnels. Le risque de perte en capital est inhérent aux placements financiers dynamiques, mais l'inaction comporte aussi un coût — celui de l'inflation qui ronge les liquidités sur un compte courant ou un livret sous-rémunéré. La cryptomonnaie, souvent évoquée comme alternative, reste un support ultra-spéculatif, à n'envisager qu'en toute connaissance de cause et pour une part minime du portefeuille.

Pour les profils prudents, les fonds en euros et le LEP (pour les éligibles) restent les meilleurs choix à court terme. Pour les profils équilibrés, un mix entre obligations d'entreprises de qualité, actions européennes et SCPI offre un bon rapport rendement/risque. Pour les profils dynamiques, les ETF actions européens et américains, les petites et moyennes valeurs, l'immobilier fractionné avec Tantiem et le capital-investissement constituent des pistes sérieuses. Dans tous les cas, une revue annuelle de son allocation, idéalement avec l'aide d'un conseiller financier ou via une gestion pilotée, reste la meilleure façon d'optimiser ses placements financiers et de ne pas laisser son argent dormir !

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